Efée dans Aila et la Magie des Fées

Extrait du tome 1, Aila et la Magie des Fées, saga de #fantasy écrite par Catherine Boullery et publiée chez UPblisher.

Passage de la saga de fantasy dans lequel la relation amoureuse entre Efée et Barou débute à la suite d’un combat :

Vingt ans auparavant, un petit groupe de Hagans, barbares sanguinaires d’un pays frontalier prêts à les envahir, attaqua le carrosse qui transportait Mélinda, la châtelaine d’Antan — un comté d’Avotour — et sa dame de compagnie, Efée. Le hasard décida que, Barou, passant par là entouré par une poignée de compagnons, fut celui qui les avait secourues. À neuf contre vingt, ce colosse trucida à lui seul dix guerriers hagans sous les regards épouvantés, mais émerveillés de ces dames, alors qu’il ne voyait que les yeux noirs et brillants de l’une d’entre elles, une jeune femme brune au sourire enchanteur. Après les avoir mises en sécurité, il remporta les combats déterminants des dernières grandes batailles qui sauvèrent Avotour. Les hommes qui combattaient à ses côtés l’auraient suivi les yeux fermés, même dans la mort, tandis que sa valeur et son courage devenaient les plus beaux symboles du pays. L’histoire retint que l’amour porta le futur grand héros à vaincre les Hagans, qui se tenaient tranquilles depuis cette victoire. Il ne lui resta plus ensuite qu’à gagner le cœur de la demoiselle aux prunelles sombres.

Honoré pour ses exploits par le roi et Avotour, il reçut en récompense un titre et un manoir qu’au lieu d’occuper il mit en fermage pour partir s’installer à Antan et courtiser Efée. Cette dernière ne tarda pas à succomber, avec grâce, à cette cour discrète et attachante, puis à l’épouser six mois plus tard avec la bénédiction des châtelains du comté, Elieu et Mélinda. Ils demeurèrent au château où Barou fut nommé maître d’armes, pour la plus grande fierté de tous ses habitants. Sa célébrité attira de jeunes seigneurs en quête de reconnaissance, amenant le héros à créer une école destinée à les former. Petit à petit, un immense terrain d’entraînement fut érigé à Antan, qui s’enrichit par la suite d’un manège, puis d’un champ de courses, afin de satisfaire tous les besoins. Comme quoi il fallait peu de choses pour que le bonheur devînt réalité… Quelle fille ne serait pas fière d’avoir un père comme celui-ci ?

Barou dans Aila et la Magie des Fées

Extrait du tome 1, Aila et la Magie des Fées, saga de #fantasy écrite par Catherine Boullery et publiée chez UPblisher.

Passage de la saga de fantasy dans lequel la relation père-fille atteint un point de rupture :

Tous les participants se réunirent devant le châtelain pour l’annonce des gagnants :

— Première, Aila Grand, deuxième : Émelin Gingon, troisième : Aristide Héran, quatrième : Aubin Grand, cinquième : Aimé Faller. Cette compétition facultative a permis de dévoiler la fine fleur de nos cavaliers et représentera un argument de poids lors de la sélection finale. Les joutes reprendront demain.

Barou prit la parole à sa suite, alors que tout le monde commençait à s’éloigner :

— Je vous informe que seuls quatre des gagnants nommés poursuivront les épreuves, car, pour continuer, l’autorisation du père est formellement requise. J’annonce donc à Émile Gerdain, arrivé sixième, qu’il pourra se présenter comme le dernier vainqueur.

Le cœur d’Aila sauta dans sa poitrine. Après la joie ressentie pour sa victoire, le plaisir infini de la quatrième position d’Aubin, ce fut la goutte de trop. Elle explosa et sa voix retentit sans limites :

— Quel père indigne refuserait à son enfant de devenir un combattant ? Où est-il ? Qu’il sorte du rang ! Que tout le monde puisse le voir et juger sa lâcheté !

La main de Bonneau se posa sur son épaule, tandis qu’un grand silence s’abattait sur la foule présente. Aila étouffait de colère :

— Où se terre donc cet homme courageux ? Qu’il ose croiser le regard de celle à qui il a interdit d’exister depuis qu’elle est née ! Comment peut-il se prétendre mon père quand il n’a jamais vécu que comme une ombre malfaisante planant sur ma vie ? Regarde-moi Barou ! Regarde-moi au lieu de ne m’offrir que le triste visage de ta couardise !

Sans le moindre coup d’œil vers elle, Barou tourna les talons, tandis qu’Aila continuait de hurler et de gesticuler, difficilement retenue par Bonneau.